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Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
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Morale -
Politique
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Écrit par Denis Diderot (*)
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Lundi, 28 Juin 1751 09:00 |
Aucun homme n'a reçû de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, & chaque individu de la même espece a le droit d'en joüir aussitôt qu'il joüit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c'est la puissance paternelle : mais la puissance paternelle a ses bornes ; & dans l'état de nature elle finiroit aussi-tôt que les enfans seroient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d'une autre origine que de la nature. Qu'on examine bien, & on la fera toûjours remonter à l'une de ces deux sources : ou la force & la violence de celui qui s'en est emparé ; ou le consentement de ceux qui s'y sont soûmis par un contrat fait ou supposé entr'eux, & celui à qui ils ont déféré l'autorité.
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Histoire -
Géographie moderne
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Écrit par Auteur anonyme
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Samedi, 01 Janvier 1752 09:00 |
(Géog. mod.) ville de Pologne dans la Volhinie, sur la riviere d'Uza.
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Histoire -
Histoire ancienne & moderne
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Écrit par Edme-François Mallet (G)
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Samedi, 01 Janvier 1752 09:00 |
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S. m. (Hist. anc. & mod.) se dit en général de toute personne qui aspire à un emploi honorable ou lucratif. Les Romains nommoient ainsi particulierement les prétendans aux charges publiques, qui se mettoient sur les rangs au tems de l'élection des magistrats. Le mot est latin, candidatus, formé de candidus, blanc, à cause de la robe blanche que ces aspirans portoient. Vêtus de la sorte, ils alloient solliciter les suffrages, accompagnés de leurs proches, de leurs amis, & de leurs cliens. Les plus illustres magistrats qui prenoient intérêt à un candidat, le recommandoient au peuple. De son côté, le candidat averti par ses nomenclateurs, gens chargés de lui faire connoitre par noms & surnoms ceux dont il briguoit les suffrages, saluoit tous ceux-ci, embrassoit tous ceux qu'il rencontroit en chemin ou dans la place publique. La loi Tullienne défendoit aux candidats de donner des jeux ou des fêtes au public, de peur que par ce moyen on ne gagnât les suffrages du peuple : mais du reste on n'oublioit rien pour y parvenir ; caresses, intrigues, libéralités, bassesses même, tout étoit prodigué. Dans les derniers tems de la république, on vint jusqu'à corrompre les distributeurs des bulletins, qui en les donnant au peuple pour le scrutin, glissoient adroitement par-dessous une piece d'or à chacun de ceux dont on vouloit déterminer le suffrage en faveur du candidat, dont le nom étoit inscrit sur ce bulletin. C'étoit pour prévenir cet inconvénient, disent quelques auteurs, qu'on avoit imposé aux candidats la nécessité de ne paroître dans les assemblées qu'avec la robe blanche sans tunique, afin d'ôter tout soupçon qu'ils portassent de l'argent pour corrompre les suffrages : d'autres disent que cet habillement servoit simplement à les faire mieux remarquer dans la foule par leurs cliens & leurs amis. (G) |
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Histoire -
Geographie ancienne
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Écrit par Louis de Jaucourt (D.J.)
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Dimanche, 01 Décembre 1765 09:00 |
(Géog. anc.) Syria ; grande contrée d'Asie, qui s'étendoit du nord au midi, depuis les monts Amanus & Taurus, jusqu'à l'Egypte, & à l'Arabie-Pétrée ; & d'occident en orient, depuis la mer Méditerranée, jusqu'à l'Euphrate, & jusqu'à l'Arabie déserte dans l'endroit où l'Euphrate prend son cours vers l'orient. Strabon, l. II. dit même que les peuples qui demeuroient au-delà de l'Euphrate, & ceux qui habitoient en deçà, avoient la même langue : & dans un autre endroit, il nous apprend que le nom de Syrien s'étendoit depuis la Babylonie jusqu'au golfe Issicus, & autrefois même depuis ce golfe, jusqu'au Pont-Euxin ; il fait voir que les Cappadociens, tant ceux qui habitoient le mont Taurus, que ceux qui demeuroient sur le bord du Pont-Euxin, avoient été appellés leuco-Syri, c'est-à-dire Syriens blancs.
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Histoire -
Géographie
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Écrit par Louis de Jaucourt (D.J.)
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Dimanche, 01 Décembre 1765 09:00 |
(Géog.) capitale du Portugal, sur le Tage, à quatre lieues de l'Océan, trente-quatre S. O. de Coïmbre, soixante N. O. de Séville, cent six S. O. de Madrid.
Elle est 12d. 57'. 45''. plus orientale que Paris ; lat. 38d. 45'. 25''. selon les observations de M. Couplet, faites sur les lieux en 1698, & rapportées dans les mémoires de l'académie des Sciences, année 1700, pag. 175. Long. 10. 49. par les observations de Jacobey, rapportées dans les Transactions philosophiques, & approuvées par M. Delisle, dans les mémoires de l'académie royale des Sciences. Long. selon M. Cassini, 9d. 6'. 30''. lat. 38d. 43'. & selon M. Couplet, 38d. 45'. 25''. Long. orientale selon M. le Monnier, 8d. 30'. lat. 38d. 42'. 20''. M. Bradley a établi 9d. 7'. 30''. ou O. H. 36'. 30''. pour différence de longitude entre Londres & Lisbonne. Voyez les Transactions philosophiques, n°. 394.
Cette ville est le séjour ordinaire du roi & de la cour, le siége du premier parlement du royaume, qu'on nomme relaçao, avec un archevêché, dont l'archevêque prend le titre de patriarche, une université, une douanne, dont la ferme est un des plus grands revenus du prince, & un port sur le Tage d'environ quatre lieues de long, estimé le meilleur & le plus célebre de l'Europe, quoiqu'exposé quelquefois à de violens ouragans.
On a vû cette ville briller en amphithéâtre, par sa situation sur sept montagnes, d'où l'on découvre le Tage dans toute son étendue, la campagne & la mer. On vantoit, il n'y a pas six ans, la solidité des forts de Lisbonne & de son château, la beauté de ses places & de ses édifices publics, de ses églises, de ses palais, & sur-tout de celui du roi. Enfin on la regardoit avec raison, comme une des principales villes de l'Europe, & le centre d'un commerce prodigieux. Toutes ces belles choses ont été effacées du livre de vie, par une révolution également promte & inopinée.
" Lisbonne étoit ; elle n'est plus ", dit une lettre qui nous apprit qu'un tremblement de terre arrivé le premier Novembre 1755, en avoit fait une seconde Héraclée ; mais puisqu'on espere aujourd'hui de la tirer de ses ruines, & même de lui rendre sa premiere splendeur, nous laisserons un moment le rideau sur l'affreuse perspective qui l'avoit détruite, pour dire un mot de son ancienneté & des diverses révolutions qu'elle a souffertes, jusqu'à la derniere catastrophe, dont on vient d'indiquer l'époque trop mémorable.
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Histoire -
Histoire sacrée
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Écrit par Auteur anonyme
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Mardi, 01 Octobre 1754 09:00 |
S. m. (Hist. sacrée, profane, & natur.) c'est un débordement ou une inondation très-considérable, qui couvre la terre en tout ou en partie. Voyez INONDATION & DEBORDEMENT.
L'Histoire sacrée & profane parle de plusieurs déluges. Celui qui arriva en Grece du tems de Deucalion, appellé diluvium Deucalidoneum, est fort renommé. " Ce déluge inonda la Thessalie. Deucalion qui en échappa, bâtit un temple à Jupiter phryxius, c'est-à-dire à Jupiter, par le secours duquel il s'étoit sauvé du déluge. Ce monument duroit au tems de Pisistrate, qui en le réparant & le consacrant à Jupiter Olympien, en fit un des beaux édifices de la Grece. Il subsistoit encore sous ce titre au tems d'Adrien, qui y fit beaucoup travailler. Deucalion établit aussi des fêtes en l'honneur de ceux qui avoient péri dans l'inondation ; elles se célébroient encore au tems de Sylla, au premier du mois Anthistérion, & se nommoient ". Voilà les monumens qui établissent la certitude de cet évenement : du reste on en a fixé l'époque à l'an 1529 avant J. C. trois ans avant la sortie des Israélites de l'Egypte. C'est le sentiment du P. Petau. Rat. temp. part. I. liv. I. ch. vij.
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Non classifié -
Non classifié
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Écrit par Antoine-Gaspard Boucher d'Argis (A)
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Samedi, 01 Janvier 1752 09:00 |
S. m. corps ou compagnie de personnes occupées des mêmes fonctions. Collegium chez les Romains avoit le même sens ; on s'en servoit indifféremment pour ceux qui vaquoient aux affaires de la religion, à celles de l'état, aux Arts libéraux, aux Arts méchaniques, au Commerce, &c. Ce mot ne signifioit proprement qu'une compagnie, une société. Voyez SOCIETE.
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