GARANT
adj. pris subst. (Hist.) est celui qui se rend responsable de quelque chose envers quelqu'un, & qui est obligé de l'en faire joüir. Le mot garant vient du celte & du tudesque warrant. Nous avons changé en g tous les doubles v, des termes que nous avons conservés de ces anciens langages. Warant signifie encore chez la plûpart des nations du nord, assûrance, garantie ; & c'est en ce sens qu'il veut dire en anglois édit du roi, comme signifiant promesse du roi. Lorsque dans le moyen âge les rois faisoient des traités, ils étoient garantis de part & d'autre par plusieurs chevaliers, qui juroient de faire observer le traité, & même qui le signoient, lorsque par hasard ils savoient écrire. Quand l'empereur Frédéric Barberousse céda tant de droits au pape Alexandre III. dans le célebre congrès de Venise en 1177, l'empereur mit son sceau à l'instrument, que le pape & les cardinaux signerent. Douze princes de l'Empire garantirent le traité par un serment sur l'évangile ; mais aucun d'eux ne signa. Il n'est point dit que le doge de Venise garantit cette paix qui se fit dans son palais.
 
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Histoire - Art militaire
Écrit par Guillaume Le Blond (Q)   
Samedi, 01 Janvier 1752 09:00
S. m. (Art. milit.) cotte de maille, armure défensive en forme de tunique, qui descendoit depuis le cou jusqu'au milieu du corps. Elle étoit faite de petits anneaux ou mailles de fil de fer tortillées & entrelacées les unes dans les autres. Voyez MAILLE.

On appelloit aussi cette armure haberge, hauberge, haubere, habert, hauther, hautbert, & hauberk. Spelman croit que tous ces mots sont dérivés du gaulois hault, haut, & berg, armure, parce que cette arme servoit à défendre la partie supérieure du corps. Ducange & Skinner aiment mieux tirer son origine du belgique hals, ou du teutonique haltz, cou, & bergen, couvrir, à cause que cette cotte de maille servoit principalement à couvrir le cou ; d'autres le font venir du même mot bergen, couvrir, & de al ou alla, tout, pour signifier que le haubert couvroit tout le corps. Voyez HAUBERT. (G)

On le donnoit autrefois aux piquiers, que l'on plaçoit pour l'ordinaire sur le front & sur les flancs d'une armée, pour mieux résister aux attaques de l'ennemi, & pour mieux défendre les soldats qui étoient devant ou derriere eux. Voyez CUIRASSE. Vaugelas observe que les gens de mer étoient autrefois armés de corselets. (Q)