SCHOLIE
S. m. (Mathém.) note ou remarque faite sur quelque passage, proposition, ou autre chose semblable.
 
Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
CRIMÉE PDF Imprimer Envoyer
Histoire - Géographie moderne
Écrit par Auteur anonyme   
Samedi, 01 Janvier 1752 09:00
(Géog. mod.) vaste contrée de la Tartarie. Les anciens l'ont connue sous le nom de Chersonese Scythique, ou Taurique, ou Cimmerienne, ou Pontique, parce qu'elle avance dans le Pont-Euxin ou la mer Noire, qui la borne au couchant, au midi, & partie à l'orient. On voit en ce pays-là des ruines des villes grecques, & quelques monumens des Genois, qui subsistent encore au milieu de la desolation & de la barbarie. Les habitans sont Mahométans ; ils sont gouvernés par un han, que nous appellons kam, nommé par la porte Ottomane, qui le dépose, dit M. de Voltaire, si les Tartares s'en plaignent, & encore plûtôt s'il en est trop aimé. Article de M. le Chevalier DE JAUCOURT.
 
EXPULSION PDF Imprimer Envoyer
Morale - Jurisprudence
Écrit par Louis-Jacques Goussier (D)   
Vendredi, 01 Octobre 1756 09:00
S. f. (Jurisp.) en terme de Palais, signifie la force que l'on employe pour faire sortir quelqu'un d'un endroit où il n'a pas droit de rester. Le procès-verbal d'expulsion est le récit de ce qui se passe à cette occasion : il est ordinairement fait en vertu d'un jugement ou ordonnance qui permet l'expulsion. On expulse un locataire ou fermier qui est à fin de bail & qui ne veut pas sortir, ou faute de payement des loyers & fermages : le jugement qui permet l'expulsion autorise ordinairement aussi à mettre les meubles sur le carreau. On expulse aussi un possesseur intrus, qui est condamné à quitter la joüissance d'un héritage. Voyez CONGE, FERMIER, LOCATAIRE, RESILIATION. (A)
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LANGRES PDF Imprimer Envoyer
Histoire - Géographie
Écrit par Auteur anonyme   
Dimanche, 01 Décembre 1765 09:00
(Géog.) ancienne ville de France, en Champagne, capitale du Bassigny. Du tems de Jules César, elle étoit aussi la métropole du peuple, appellé Lingones, dont nous parlerons sous ce mot, & se nommoit Andematunum ou Audumatunum. Dans le même tems, cette ville appartenoit à la Celtique, mais elle devint une cité de la Belgique sous Auguste, & y demeura jointe jusqu'à ce que Dioclétien la rendit à la Lyonnoise.

Langres, comme tant d'autres villes de France, a été exposée à diverses révolutions. Elle fut prise & brûlée dans le passage d'Attila, se rétablit & éprouva le même sort, lors de l'irruption des Vandales, qui massacrerent S. Didier son évêque, l'an de J. C. 407. Après que les Barbares eurent envahi l'empire romain, Langres tomba sous le pouvoir des Bourguignons, & continua de faire partie de ce royaume sous les Francs, vainqueurs des Bourguignons. Elle échut à Charles le chauve par le partage des enfans de Louis le débonnaire. Elle eut ensuite ses comtes particuliers jusqu'à ce qu'Hugues III. duc de Bourgogne, ayant acquis ce comté d'Henri duc de Bar, le donna, vers l'an 1179, à Gautier son oncle, évêque de Langres, en échange du domaine de Dijon ; & dans la suite, le roi Louis VII. érigea ce comté en duché, en annexant la ville à la couronne.
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EGYPTIENS PDF Imprimer Envoyer
Science - Philosophie
Écrit par Edme-François Mallet (G)   
Samedi, 01 Novembre 1755 09:00
(PHILOSOPHIE DES) Histoire de la Philosophie. L'histoire de l'Egypte est en général un cahos où la chronologie, la religion & la philosophie sont particulierement remplies d'obscurités & de confusion.

Les Egyptiens voulurent passer pour les peuples les plus anciens de la terre, & ils en imposerent sur leur origine. Leurs prêtres furent jaloux de conserver la vénération qu'on avoit pour eux, & ils ne transmirent à la connoissance des peuples, que le vain & pompeux étalage de leur culte. La réputation de leur sagesse prétendue devenoit d'autant plus grande, qu'ils en faisoient plus de mystere ; & ils ne la communiquerent qu'à un petit nombre d'hommes choisis, dont ils s'assûrerent la discrétion par les épreuves les plus longues & les plus rigoureuses.

Les Egyptiens eurent des rois, un gouvernement, des lois, des Sciences, des Arts, long-tems avant que d'avoir aucune écriture ; en conséquence, des fables accumulées pendant une longue suite de siecles, corrompirent leurs traditions. Ce fut alors qu'ils recoururent à l'hyérogliphe ; mais l'intelligence n'en fut ni assez facile ni assez générale pour se conserver.

Les différentes contrées de l'Egypte souffrirent de fréquentes inondations, ses anciens monumens furent renversés, ses premiers habitans se disperserent, un peuple étranger s'établit dans ses provinces desertes ; des guerres qui succéderent, répandirent parmi les nouveaux Egyptiens, des transfuges de toutes les nations circonvoisines. Les connoissances, les coûtumes, les usages, les cérémonies, les idiomes, se mêlerent & se confondirent. Le vrai sens de l'hyérogliphe, confié aux seuls prêtres, s'évanoüit ; on fit des efforts pour le retrouver. Ces tentatives donnerent naissance à une multitude incroyable d'opinions & de sectes. Les historiens écrivirent les choses comme elles étoient de leur tems ; mais la rapidité des évenemens jetta dans leurs écrits une diversité nécessaire. On prit ces différences pour des contradictions ; on chercha à concilier sur une même date, ce qu'il falloit rapporter à plusieurs époques. On étoit égaré dans un labyrinthe de difficultés réelles ; on en compliqua les détours pour soi-même & pour la postérité, par les difficultés imaginaires qu'on se fit.
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