LITTÉRAL
adj. (Matth.) les Mathématiciens modernes font un très-grand usage du calcul littéral, qui n'est autre chose que l'Algebre : on lui a donné ce nom, parce qu'on y fait usage des lettres de l'alphabet, pour le distinguer du calcul numérique, où l'on n'emploie que des chiffres. Voyez ALGEBRE, ARITHMETIQUE, CALCUL. (E)
 
Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
ALEP PDF Imprimer Envoyer
Histoire - Géographie
Écrit par Auteur anonyme   
Lundi, 28 Juin 1751 09:00
(Géog.) grande ville de Syrie, en Asie, sur le ruisseau Marsgras ou Coié. Long. 55. lat. 35. 50.

Le commerce d'Alep est le même que d'Alexandrette, qui n'est, à proprement parler, que le port d'Alep. Les pigeons y servent de couriers ; on les instruit à ce voyage, en les transportant d'un de ces endroits dans l'autre, quand ils ont leurs petits. L'ardeur de retrouver leurs petits, les ramene d'Alep à Alexandrette, ou d'Alexandrette à Alep, en trois heures, quoiqu'il y ait vingt à vingt-cinq lieues. La défense d'aller autrement qu'à cheval d'Alexandrette à Alep, a été faite pour empêcher par les frais le matelot de hâter la vente, d'acheter trop cher, & de fixer ainsi le tau des marchandises trop haut. On voit à Alep des marchands François, Anglois, Hollandois, Italiens, Arméniens, Turcs, Arabes, Persans, Indiens, &c. Les marchandises propres pour cette échelle, sont les mêmes que pour Smyrne. Les retours sont en soie, toile de coton, comme amanblucies, anguilis, lizales, toiles de Beby, en Taquis, à Jamis, & indiennes, cotons en laine ou filés, noix de galle, cordoüans, savons, & camelots fort estimés.



 
SYRIENNE PDF Imprimer Envoyer
Histoire - Mythologie
Écrit par Louis de Jaucourt (D.J.)   
Dimanche, 01 Décembre 1765 09:00
LA DEESSE, (Mythol.) il y a en Syrie, dit Lucien, en son traité de la déesse syrienne, une ville qu'on nomme Sacrée ou Sérapolis, dans laquelle est le plus grand & le plus auguste temple de la Syrie ; outre les ouvrages de grand prix, & les offrandes qui y sont en très-grand nombre, il y a des marques d'une divinité présente. On y voit les statues suer, se mouvoir, rendre des oracles ; & on y entend souvent du bruit, les portes étant fermées. Les richesses de ce temple sont immenses ; car on y apporte des présens de toutes parts, d'Arabie, de Phénicie, de Cappadoce, de Cilicie, d'Assyrie, & de Babylone. Les portes du temple étoient d'or, aussi-bien que la couverture, sans parler du dedans qui brilloit partout du même métal. Pour les fêtes & les solemnités, il ne s'en trouve pas tant nulle part. Les uns croient que ce temple a été bâti par Sémiramis, en l'honneur de Dérito sa mere : d'autres disent qu'il a été consacré à Cybele, par Atys, qui le premier enseigna aux hommes les mysteres de cette déesse ; mais c'étoit l'ancien temple dont on entendoit parler : pour celui qui subsistoit du tems de Lucien, il avoit été bâti par la fameuse Stratonice, reine de Syrie.
Lire la suite...
 
JUIN PDF Imprimer Envoyer
Histoire - Histoire ancienne & moderne
Écrit par Louis de Jaucourt (D.J.)   
Dimanche, 01 Décembre 1765 09:00
S. f. (Hist. anc. & mod.) en latin Junius, que quelques-uns derivent de Junon, à Junone ; Ovide le croit ainsi, car il fait dire à cette déesse :

Junius à nostro numine, nomen habet.

Le premier jour de Juin, les Romains faisoient quatre fêtes, l'une à Mars hors de la ville, parce qu'en tel jour F. Quintius, duumvir des sacrifices, lui avoit dédié un temple hors de la porte capène. La seconde fête regardoit Carna, en mémoire du temple que Junius Brutus lui consacra sur le mont Célius, après avoir chassé Tarquin. La troisieme fête se faisoit à la gloire de Junon, surnommée moneta, pour accomplir un voeu qu'avoit fait Camille de lui bâtir un temple. La quatrieme fête étoit consacrée à la Tempête, & fut instituée du tems de la seconde guerre punique. Parcourons les autres jours de Juin.
Lire la suite...
 
Plus d'articles...
«DébutPrécédent12345678SuivantFin»

Page 1 sur 8